| jeudi 05 avril 2007, a 13:06 |
| Pourquoi ? |
Notre civilisation, chacun d’entre nous, est en proie au doute.Aucun idéal, aucune idéologie ne provoque plus de large adhésion.
Les gens attendent AUTRE CHOSE. J’ai autre chose à proposer :
les concepts élaborés et consolidés au cours de 40 ans d’expériences variées.
Peuvent-ils répondre, fut-ce partiellement, à l’attente générale ?
Si tel était le cas, les garder pour moi seul et, finalement, les laisser disparaître avec moi, serait une grande faute : voilà pourquoi, après des décennies durant lesquelles je me suis borné à choisir les organisations auxquelles j’offrais mes capacités, des décennies durant lesquelles j’ai vu maintes erreurs de jugement aboutir à des échecs lamentables, j’éprouve comme un devoir impérieux le besoin de diffuser ce que je conçois.
Ce devoir, j’entreprends aujourd’hui de l’accomplir.
Au fur et à mesure de l’avancement du projet, j’indiquerai les moyens de s’y joindre. Qui souhaiterait dés à présent m’aider dans cette tâche qui s’annonce colossale, peut m’adresser un courriel en indiquant en objet : Perspective Oméga |
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| lundi 15 octobre 2007, a 10:39 |
| Colonisation ADN |
L'ancien musée de la France d'outre-mer, fermé pour cause de décolonisation, vient de rouvrir après transformation en musée de l'immigration, ce qui justifie l'inauguration dont la presse se fait l'écho. On peut penser qu'ainsi, il ne change pas de sujet, car l'immigration peut être comprise comme l'inverse d'une colonisation.
Remarquons la concomitance avec les manifestations indignées de cette 'pseudo-gauche qui ne manque jamais une occasion de se tirer une balle dans le pied' contre un "amendement ADN" qui ouvrirait une nouvelle faille permettant un afflux d'immigrants supplémentaires sur notre territoire déjà sursaturé. Cette soi-disant gauche souhaite faciliter l'immigration, mais s'oppose ainsi à un moyen de l'obtenir, puisque ce test ADN permettrait d'établir officiellement un lien de parenté ouvrant droit au regroupement familial sur le territoire français : c'est d'ailleurs la meilleure raison de s'opposer à cet amendement dont l'application entraînerait en outre un gâchis de ressources et compétences bien plus utiles ailleurs (rappelons que notre "justice" manque de moyens pour procéder aux tests ADN nécessaires aux enquêtes !). |
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| mardi 12 juin 2007, a 19:16 |
| D'un tour à l'autre |
Les commentateurs, journalistes et politologues, dissertent à perte sur les interprétations à donner aux résultats de ce premier tour d'élections législatives. A partir de leurs univers ouatés, ils peinent à comprendre des bribes d'une réalité relativement simple, mais qui échappe à leurs schémas préétablis.
Un très grand nombre d'électeurs voulaient rejeter soit N. Sarkozy, soit S. Royal, soit les deux : ceci suffit à expliquer à la fois l'importance du vote Bayrou et la forte participation à l'élection présidentielle.
La nette victoire de Sarkozy ayant tranché la question, une motivation essentielle du vote Bayrou disparaît, d'où la médiocrité de son score au premier tour des législatives.
L'ouverture à gauche pour le moment mise en œuvre par l'UMP, et surtout l'incapacité manifeste des dirigeants de la soi-disant gauche à se remettre en cause, démobilisent des électeurs dont un certain nombre commencent à comprendre les erreurs commises, et voient bien que 100 députés supplémentaires pour le PS, le PC ou autres à l'Assemblée Nationale ne changeraient rien tant qu'à elle seule l'UMP y occupe plus de 300 sièges.
Même si un vote blanc, plus clair, est préférable, ces abstentionnistes ont raison. Une gauche différente est nécessaire, que les actuels dirigeants de la pseudo-gauche ne peuvent ni ne veulent édifier. Une gauche d'ordre, comprenant que l'égalitarisme et la permissivité engendrent la plupart de nos malheurs, capable de concilier progrès et sécurité dans tous les domaines. On peut remarquer que le premier tour des législatives est particulièrement dur pour les partisans de S. Royal et pour les européistes "de gauche" qui ont soutenu le "oui" au référendum, alors que Fabius ou Emmanuelli s'en sortent bien.
C'est une complète rénovation idéologique qu'il faut entreprendre résolument dés le début de ce quinquennat.
Une défaite particulièrement cinglante des partis "de gauche" y contribuera en affaiblissant leur emprise sur les esprits, ainsi rendus disponibles pour un tel aggiornamento. |
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| dimanche 20 mai 2007, a 19:01 |
| D'un président à l'autre |
L'homme qui a légitimé le gouvernement fasciste de Vichy en reconnaissant la responsabilité de l'état français dans la shoah, et fait bombarder la Serbie avec la complicité de Jospin, quitte enfin l'Elysée.
Son successeur sera-t-il pire ou meilleur ?
Comme il l'a annoncé, avec lui, tout est possible.
Certaines de ses promesses sont séduisantes, d'autres plus qu'inquiétantes; mais quoi qu'il en soit, la pratique du mensonge inhérente à la "politique politicienne", et qu'il a porté à un haut degré, interdit tout pronostic sérieux. Un premier test est imminent : respectera-t-il son engagement de maintenir la part de l'état à plus de 70% dans GDF, ou bien confirmera-t-il son accord avec l'orientation Villepin-Breton d'une fusion GDDF-Suez, ce qui est évidemment incompatible?
En ces circonstances d'incertitude, il faut se garder de tout à-priori et attitude partisane, et chercher comment tirer le meilleur parti futur d'une réalité dont le présent est fixé.
S'appliquer à favoriser la concrétisation de tout ce qui peut paraître positif dans ce que feront les Sarkozyste, les contraindre autant que faire se peut ceux de leurs engagements qui semblent aller dans le bon sens, et s'appuyer sur ce soutien objectif pour empêcher ou au moins infléchir, freiner ce qui est certainement négatif, est certainement l'attitude la plus réaliste, pragmatique.
Parallèlement, élaborer la solution de rechange qui est plus nécessaire que jamais.
A l'évidence, les législatives donneront une majorité colossale aux Sarkozystes : comme on pouvait s'y attendre, leurs adversaires s'avèrent incapables de la moindre réaction intelligente. Les Sarkozystes auront donc tous les moyens de mettre en œuvre la politique qu'ils croiront bonne (mais pour qui ?…), et donc l'entière responsabilité de ses résultats. Cette politique ne pouvant être à-priori jugée positivement, courir au secours de leur victoire serait une erreur. Mais réciproquement, faute de se montrer capables de proposer une alternative acceptable, leurs adversaires ne doivent pas bénéficier de suffrages qu'ils interprèteraient comme l'approbation d'orientations qui ont conduit à l'échec, et les maintiendraient dans l'erreur sans leur donner de moyens (qu'ils ne sauraient d'ailleurs pas utiliser) de limiter les inévitables dégâts du sarkozysme.
Il se confirme donc qu'aux législatives, le meilleur vote sera le
VOTE BLANC . |
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| jeudi 10 mai 2007, a 09:48 |
| Et ensuite ? |
Les violences des quelques énergumènes qui refusent le suffrage universel n’y changeront rien : Nicolas Sarkozy a bien été élu président de la République Française ; leurs actions irresponsables ne peuvent avoir qu’une conséquence : accroître la majorité dont disposera la droite après les prochaines élections législatives, et donc lui offrir le moyen d’une politique encore plus anti-sociale.
La seule chance – et elle serait faible – d’éviter qu’une droite dure dispose d’un pouvoir absolu serait qu’un front républicain, incluant le nouveau Mouvement Démocrate, lui impose la nécessité d’une alliance. Une telle configuration est fort improbable, le PS paraissant dépourvu du réalisme et du dynamisme qui seraient nécessaires.
Dés lors, en l’absence de candidats proposant une orientation acceptable, et sans possibilité d’influer si peu que ce soit sur le déroulement des évènements, le vote blanc est à envisager pour exprimer qu’il faut autre chose. |
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| dimanche 06 mai 2007, a 20:46 |
| Comme prévu . . . |
Aprés une défaite, on fait une autocritique, pas de l'autosatisfaction comme en ce moment même à la Télé, Royal, Hollande, Lang . . . Il faut autre chose que cette soi-disant "gauche".
Dans un premier temps, sans illusion, mais sans faiblesse, tout mettre en oeuvre pour imposer une "cohabitation", seul moyen de limiter le désastre qui s'annonce.
Et élaborer autre chose. |
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| jeudi 26 avril 2007, a 14:11 |
| Prise d’otages |
Le candidat Sarkozy affirme vouloir imposer un service minimum dans les transports en commun, s’abaissant à utiliser l’expression de « prise d’otages » dont les grévistes se rendraient coupables à l’encontre des malheureux voyageurs.
D’où vient cette lamentable expression, on ne sait ; probablement d’un obscur journaleux en peine de tournure accrocheuse.
Mais QUI est otage ? Et otage de qui ?
Une grève qui ne gêne pas serait évidemment traitée par le mépris : les salariés des transports y perdraient leur salaire, mais ne pourraient jamais rien y gagner, et surtout pas le respect de leur employeur. Ils seraient donc progressivement contraints d’accepter n’importe quelle tâche, à n’importe quel prix, dans n’importe quelles conditions : la seule alternative à une servilité sans limite serait la démission, le chômage, la rue. Les soucis d’économie pèseraient alors lourdement sur la sécurité, comme on le voit depuis quelques années en Grande Bretagne. Et la norme de rémunération baissant, les conséquences s’étendraient à l’ensemble des salariés.
Les otages, ce sont donc en premier lieu ces travailleurs des services de transports qu’on veut priver du moyen de résister à l’arbitraire.
S’opposer à l’élection de Sarkozy est une nécessité républicaine. |
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| lundi 23 avril 2007, a 09:06 |
| Préserver l’avenir |
Par millions, les électeurs français se sont laissés abuser par les discours des uns et des autres.
Eviter le pire sera difficile. Il faut néanmoins le tenter, en se résignant à voter Ségolène Royal, puisque c’est l’unique possibilité de limiter les dégâts.
Pour ce deuxième tour, tout autre vote aboutirait à la mise ne application rapide du traité rejeté par référendum le 29 mai 2005, et à un verrouillage renforcé d’une société de moins en moins humaniste, de moins en moins républicaine, dans laquelle la confiscation du pouvoir par un petit groupe serait de fait renforcée.
L’essentiel est la nécessité impérieuse de créer l’organisation capable de construire une alternative réaliste pour un avenir meilleur.
Mais l’urgence est de préserver les meilleures conditions de cette construction, avec ce paradoxe que, pour la république, il faut recourir au vote ROYAL. |
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| samedi 21 avril 2007, a 23:36 |
| Actualité : |
La publication de sondages est désormais interdite en France.
Mais on peut toujours consulter les sites étrangers comme
http://tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/infos_generales/detail_infos_generales/(contenu)/59766
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| jeudi 12 avril 2007, a 11:57 |
| Gauche ? ! |
Le concept de "gauche" a été totalement perverti, dénaturé; un peu comme quand on ouvre une bouteille de bon vin, et qu'on ne trouve que du mauvais vinaigre.
L'image que donnent actuellement ces gens qui, sincèrement ou non, se prétendent "de gauche", c'est un laxisme viscéral, une mollesse absolue, une recherche désespérée de jouissance matérielle immédiate sans principe ni perspective.
La gauche, ce n'est pas ça, et ça ne l'a jamais été.
La gauche, c'est le respect de chaque humain, de sa dignité; c'est la priorité à l'intérêt général, et la recherche du progrès par la raison, c'est la valorisation de l'effort, du travail. Dans ce cadre, on peut trouver de multiples variantes; mais les gens de gauche se sont laissés entraîner hors de ce cadre au cours de ce que j'appellerai les 30 piteuses, par opposition aux 30 glorieuses chères aux économistes.
Comment cela s'est-il produit ?
Insidieusement.
1968 fut une secousse sismique dont l'épicentre semblait se situer à gauche.
En un bouillonnement désordonné, le rejet de toute contrainte était réclamé.
Aucune cohérence idéologique, mais une irruption massive d'idées toutes faites, souvent aussi vieilles que l'anarchie elle-même, et parfois bien davantage.
Répondant trop bien aux frustrations à l'origine de mai 68, ce "prêt à penser" anarchiste hétéroclite a très vite été adopté sans faire l'objet d'aucun examen critique, sans égard pour les incohérences qui en résultent.
Pour répondre aux aspirations des personnes, ces idées ont en commun de flatter l'ego de chacun qu'ainsi elle hypertrophie, aboutissant à un développement sans limite de l'individualisme ou, si on préfère, du chacun pour soi. L'individualisme est un constituant commun à l'anarchisme, au libéralisme, et au fascisme.
Mais ce n'est pas tout; l'enflure de l'ego d'individus aspirant au moindre effort entraîne la disparition du rationalisme, d'où le retour de l'obscurantisme, le regain des "sciences occultes", la banalisation d'un subjectivisme larmoyant :
C'est la mode "new age", les sectes, et j'en passe pour faire court.
Les principales valeurs de la gauche ont ainsi été remplacées par les principes les plus lourdement réactionnaires qui se puissent concevoir.
La vieille gauche (celle d'avant 68) était une gauche d 'ordre; ne parvenant pas à se moderniser, elle a cru trouver son salut en se parant des oripeaux de 68, mais elle y a perdu son âme.
Et ce sont les grands prêtres de cette gauche dévoyée qui, endossant les uniformes des grands inquisiteurs, ont le front de "rappeler à l'ordre" ceux qu'elle qualifie de "nouveaux réactionnaires" parce qu'ils prennent conscience de la dérive, et veulent retrouver les authentiques valeurs de la gauche. |
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| jeudi 05 avril 2007, a 13:09 |
| Situation Politique : que faire ? |
Les médias (journaux, radios, télés . . .) amis de Sarkozy ont donné de Ségolène Royal une image extrêmement attrayante jusqu’à ce que le Parti Socialiste en fasse sa candidate : Sarkozy a ainsi choisi l’adversaire le moins redoutable pour lui.
Naturellement, l’image de la candidate socialiste a ensuite été systématiquement dévalorisée, et sa cote a chuté.
Un accroc est apparu : François Bayrou, bénéficiant des rejets de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy par les électeurs lucides, s’est trouvé en position d’accéder au second tour d’où il sortirait vainqueur.
Sarkozy a alors fait obtenir ses parrainages à Le Pen pour empêcher Bayrou de bénéficier de suffrages protestataires, et les attaques contre Ségolène Royal se sont modérées pour assurer qu’elle soit bien la vaincue du second tour.
Sarkozy reste donc le favori de cette compétition électorale.
Or, son élection serait un désastre.
C’est un menteur, comme l’a montré sa promesse de maintenir à 70% la part de l’état dans GDF et ce qu’il en est advenu – ce n’est qu’un exemple.
C’est un anti-démocrate, qui veut imposer de force la constitution européenne rejetée par le référendum du 29 mai 2005.
C’est un dictateur, comme le montre la mise en place d’un dispositif permettant la condamnation d’un citoyen par des machines, les simili-recours étant en trompe l’œil.
Ses projets sont dangereux, comme la volonté de créer une union méditerranéenne qui fusionnera nécessairement avec l’Europe dont la civilisation sera ainsi dissoute.
C’est un incapable, comme le montrent les situations catastrophiques des ministères où il a sévi : chacun sait et voit que sécurité et finances vont mal.
En fait, son seul talent consiste à faire impression en brassant beaucoup de vent : c’est un vrai ventilateur.
Tout doit être mis en œuvre pour l’éliminer.
Ceci implique de voter Bayrou au premier tour.
Voter Bayrou est la seule façon de ménager l’avenir :
Il n’imposera pas la constitution européenne, mais organisera un nouveau référendum auquel il sera possible de répondre en fonction de la proposition faite.
Il instaurera au moins une dose de proportionnelle aux législatives, ce qui ouvrira des possibilités de renouvellement d’une pensée politique totalement sclérosée.
Enfin, c’est le seul candidat capable d’entendre autre chose que sa propre opinion, et peut être même d’en tenir compte.
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| jeudi 05 avril 2007, a 13:05 |
| PROCLAMATION INITIALE |
Nous sommes nombreux à le percevoir : la société dans laquelle nous vivons se dégrade.
Après le fol élan de mai 68, les espérances portées par la gauche se sont dissipées.
La qualité de vie qui caractérisait notre pays se réduit progressivement à une nostalgie douce-amère.
Sous l’égide des politocrates et des angélistes, les braves gens sont pris en tenaille entre les gros exploiteurs et les petits voyous.
Aucune véritable perspective n’apparaît plus, les propositions encore formulées ne prétendant qu’aménager l’ “ inévitable ” sur le court terme.
La réaction la plus courante est de type individualiste et privilégie l’instant présent, ce qui amplifie le phénomène de régression sociale.
Néanmoins, une attente subsiste, même si elle est souvent enfouie sous le scepticisme et la résignation : de temps à autre, une lueur, un tressaillement l’attestent. Jusqu’à aujourd’hui, les suites ont été faibles faute d’avoir su se libérer des ornières du “ prêt à penser ”, tant celles de droite que celles de gauche, mais , sans que cela impose ni risques ni efforts excessifs, le succès reste possible à la condition d’essayer en procédant rationnellement ; c’est pourquoi le présent texte ne propose pas immédiatement une solution complète qu’il vaut mieux élaborer et constamment actualiser ensemble. Il vise à mobiliser les premières bonnes volontés en indiquant succinctement les éléments les plus fondamentaux sur lesquels édifier ce projet, ainsi que les principales orientations pratiques pour réussir.
La première chose à faire est certainement de définir un objectif clair permanent par rapport auquel se guider.
Il s’agit ici de favoriser l’évolution de l’humanité vers un état de civilisation dans lequel chacun puisse vivre heureux, ce que synthétise la simple formule : “ optimiser la vie ”.
Le bonheur suppose la satisfaction des besoins essentiels, aussi bien moraux que matériels car l’inquiétude anéantit le bien-être : les gens de bonne volonté pourront jouir paisiblement des fruits de leur labeur, le Droit à la sérénité étant établi en faisant du Respect la valeur sociale primordiale.
Ecarter ainsi les causes de malheur est bien nécessaire, mais aboutit à une monotonie génératrice d’insatisfaction, et n’est donc pas suffisant.
L’observation suggère l’autre clé du bonheur : les gens subissant la pire des misères peuvent en éprouver quand ils ont la certitude justifiée d’une amélioration perceptible de leur situation; à l’inverse, la plus grande opulence ne conduit à rien de bon quand elle n’a d’autre but qu’elle même.
Ainsi, une société civilisée doit éliminer la misère et l’asservissement à la richesse qui en résulte, mais au-delà, une formule du bonheur serait donc “ aujourd’hui mieux qu’hier, et plus encore demain ”.
La voie pour optimiser la vie est donc celle du progrès, celui des situations individuelles dans une société en voie d’amélioration, mais aussi celui des capacités collectives de cette société car l’épuisement des ressources et les cataclysmes naturels, aussi bien que les catastrophes que peut provoquer la bêtise humaine, conduiront inéluctablement à notre disparition si nous ne hissons pas à des niveaux suffisants notre science et notre sagesse.
Tel est certainement le sens de l’injonction : “ tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ” faite à Adam quand, ayant pris sa liberté , il dut en assumer la responsabilité, car la signification évidente est que les humains ayant atteint la conscience, leur sort sera la conséquence de leur travail.
Que cette idée ait été inspirée aux rédacteurs de la Bible par Dieu ou par la raison importe peu : en tout état de cause, nous sommes condamnés au progrès pour vivre, et nous y trouverons notre bonheur.
En ignorant cette interprétation pour imposer des sociétés figées, vouées à la supplication d’un Dieu dont on attend le salut, mais qui n’interviendra pas même si il existe, puisqu’il nous a prescrits de le gagner par nous mêmes, toutes les religions se fourvoient.
Ainsi, quelles que soient les circonstances, c’est toujours la perspective du progrès (en savoir et en sagesse) d’une civilisation dans laquelle le respect de la personne humaine est l’autre valeur essentielle qui devra guider le choix des orientations et les actions qui en découlent.
Elaborer les propositions de nature à avancer vers cet idéal, les faire évoluer suivant le contexte et les réflexions, les faire connaître, préparer des équipes capables de les mettre en œuvre : tel est le travail nécessaire auquel chacun est invité à participer selon son bon vouloir.
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